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This site presents my artistic process, examples of my graphic works, and my research in the fields of oriental art iconography, the religious and cultural heritage in the Middle East, and restoration-conservation of icons.

Visit my first blog entitled:
Pamela Chrabieh Badine, on the socio-political and religious problematics in Lebanon and the Middle East.

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Ce site présente ma démarche artistique, des exemples de mes oeuvres iconographiques, ainsi que mes recherches dans les domaines de l'art iconographique oriental, le patrimoine religieux et culturel au Proche-Orient, et la restauration-conservation des icônes.


Visitez aussi mon premier blog intitulé:
Pamela Chrabieh Badine
sur la situation socio-politique et religieuse au Liban en particulier et au Proche-Orient en général.


Wednesday, May 13, 2009

Concerning the Spiritual in Art

I am sharing with you brief excerpts from Kadinsky's book Über das Geistige in der Kunst. They provide a glimpse into the world of spirituality in art.

CONCERNING THE SPIRITUAL IN ART


BY WASSILY KANDINSKY [TRANSLATED BY MICHAEL T. H. SADLER, Copyright Theodore Gracyk, 2002]
Note: This text was originally published in 1911 as Über das Geistige in der Kunst.

It is no common thing to find an artist who, even if he be willing to try, is capable of expressing his aims and ideals with any clearness and moderation. Some people will say that any such capacity is a flaw in the perfect artist, who should find his expression in line and colour, and leave the multitude to grope its way unaided towards comprehension. This attitude is a relic of the days when "l'art pour l'art" was the latest battle cry; when eccentricity of manner and irregularity of life were more important than any talent to the would-be artist; when every one except oneself was bourgeois. The last few years have in some measure removed this absurdity, by destroying the old convention that it was middle-class to be sane, and that between the artist and the outer-world yawned a gulf which few could cross. Modern artists are beginning to realize their social duties. They are the spiritual teachers of the world, and for their teaching to have weight, it must be comprehensible.

(...)

Post-Impressionism, that vague and much-abused term, is now almost a household word. That the name of the movement is better known than the names of its chief leaders is a sad misfortune, largely caused by the over-rapidity of its introduction into England. Within the space of two short years a mass of artists from Manet to the most recent of Cubists were thrust on a public, who had hardly realized Impressionism. The inevitable result has been complete mental chaos. The tradition of which true Post- Impressionism is the modern expression has been kept alive down the ages of European art by scattered and, until lately, neglected painters. But not since the time of the so-called Byzantines, not since the period of which Giotto and his School were the final splendid blossoming, has the "Symbolist" ideal in art held general sway over the "Naturalist." The Primitive Italians, like their predecessors the Primitive Greeks, and, in turn, their predecessors the Egyptians, sought to express the inner feeling rather than the outer reality.

This ideal tended to be lost to sight in the naturalistic revival of the Renaissance, which derived its inspiration solely from those periods of Greek and Roman art which were pre-occupied with the expression of external reality. Although the all-embracing genius of Michelangelo kept the "Symbolist" tradition alive, it is the work of El Greco that merits the complete title of "Symbolist." From El Greco springs Goya and the Spanish influenceon Daumier and Manet. When it is remembered that, in the meantime, Rembrandt and his contemporaries, notably Brouwer, left their mark on French art in the work of Delacroix, Decamps and Courbet, the way will be seen clearly open to Cezanne and Gauguin.

The phrase "symbolist tradition" is not used to express any conscious affinity between the various generations of artists. As Kandinsky says: "the relationships in art are not necessarily ones of outward form, but are founded on inner sympathy of meaning." Sometimes, perhaps frequently, a similarity of outward form will appear. But in tracing spiritual relationship only inner meaning must be taken into account.

Monday, March 2, 2009

Ma démarche artistique


Peinture à l'huile par Pamela Chrabieh Badine (2001)
'Couple "orant" I'

(Collection privée, Montréal, Canada)


Mon parcours artistique a débuté au Liban, vers le milieu des années 90, période durant laquelle j’ai étudié et pratiqué les Arts Sacrés syriaques et grecs-byzantins (iconographies traditionnelles - technique à l’œuf sur bois-, enluminure, mosaïque et vitrail) à l'Institut des Arts Sacrés de l'Université Saint-Esprit de Kaslik (Liban), tout en étant initiée à diverses techniques artistiques dont la peinture à l’huile, l’aquarelle et le dessin. A l’époque, je commençais d’une part à peindre des icônes et à participer à des foires et à des expositions collectives régionales; et d’autre part à effectuer des stages et à participer à des voyages dits ‘iconographiques’ où l’on étudiait en équipe des témoignages des arts orientaux chrétiens et islamiques au Liban, en Syrie, en Turquie et en Grèce.

Suivit une formation en Restauration et Conservation des Icônes dès 1997 à l'Académie Libanaise des Beaux-Arts de l'Université de Balamand (Liban) sous la direction du P. Antoine Lammens, éminent restaurateur d'icônes attaché au Musée du Louvre. Cette formation allia la dimension esthétique iconographique à l’approche scientifique, me permettant de remettre en question certains dogmes iconographiques. Je restaurais des icônes datées des 16e-19e siècles en milieu universitaire et pour des particuliers dans mon atelier, mais je continuais à peindre des icônes, tout en y intégrant des éléments plus personnels. En décembre 1998, j’ai participé à l’Exposition collective « Icônes restaurées » (ALBA, Université de Balamand, Liban) et contribué à son organisation. Il s’agissait d’une exposition d’envergure nationale, dans laquelle était présentée une icône que j’avais restaurée avec une collègue, appartenant au Président de la République de l’époque, Mr. Elias Hraoui. Un catalogue fut publié à l’issue de cette exposition.

Une fois mes études achevées, je quittais Beyrouth pour Montréal en juin 1999, où j’ai effectué un M.A. en Théologie, Religions et Cultures à la faculté de théologie de l’Université de Montréal. Je consacrais mes vacances à des études iconographiques au Liban et en Syrie, ainsi qu’à la pratique de la restauration des icônes pour des particuliers. Par ailleurs, je continuais à peindre dans mes moments libres, mais j’avais désormais adopté la technique de la peinture à l’huile sur toiles, ainsi que la peinture monumentale murale. Les thématiques abordées accompagnaient mon cheminement spirituel, qui alliait progressivement Christianisme et Islam en un dialogue continu.

En janvier 2002, j’ai exposé une sélection d’œuvres au Centre Spiritualités et Religions de Montréal, regroupées sous le label ‘Thématique libre’, et reflétant la diversité des appartenances spirituelles et culturelles que je tentais de sonder au sein de mon identité. J’ai également participé à la Semaine Interculturelle de l’Université de Montréal (Kiosque Patrimoine Canada) en février 2002, où j’ai exposé une toile représentant Soleiman le Magnifique, sultan ottoman dont le règne au Proche-Orient était caractérisé par une relative symbiose interreligieuse. En février et mars 2004, j'exposai certaines de mes oeuvres picturales dans le cadre d'une exposition collective ('Rencontres spirituelles') à la Hutte - café pour artistes - à Montréal, et je participai également à un événement 'Peinture en direct' au même endroit avec des artistes et des poètes Québécois. En juin 2005, j'organisai avec Annie-Claudine Tremblay un atelier de peinture dans le cadre de la Rencontre féministe, womanist et inter-spirituelle (Women Doing Theology) à Montréal (Collège Jean-de-Brébeuf) et j'y exposai une collection de toiles inspirées de l'événement auquel participèrent des femmes amérindiennes, arabes, africaines, asiatiques, québécoises et canadiennes, célébrant la multiplicité du monde et se rassemblant sous le thème 'créons la justice, reconnaissons les différences'.

La plupart de mes oeuvres picturales se trouvent à Montréal (Chaire de recherche du Canada en Islam, Pluralisme et Globalisation de l'Université de Montréal; Diverses collections privées) et au Liban (Diverses collections privées). Actuellement, je travaille dans mon atelier à Mansourieh au Liban, préparant une collection d'oeuvres pour l'exposition 'Trait d'union, Islam-Christianisme', qui aura lieu en automne 2009 au Canada (Festival du Monde Arabe, Montréal) et au Liban (Beyrouth, Jbeil, Tyr).

Mon parcours ou ma démarche artistique présente donc une diversité de visions, de formes et de médiums. Ma rencontre avec les arts islamiques, ma participation à des groupes de dialogue islamo-chrétiens et mes amitiés avec des musulmans-es constituent un canal ouvrant la voie de l’inspiration et de la création où l’expression de l’unicité comprend un espace favorable à celle de l’altérité. En ce sens, mon parcours artistique ‘spirituel’ n’est pas séparable de la pluralité qui contribua à ma sortie d’un environnement reproduisant des traditions figées, immuables, hiératiques. Ce n’est pas la page qui était définitivement tournée, mais le livre qui continuait d’être rédigé, en une écriture renouvelée de la relation entre la reproduction (al taqlîd) et l’innovation (al bid’a). Mon parcours artistique spirituel n’est donc pas dénué de tout soutien, mais loin d’être aliénant, j’y apprend à boire de multiples puits, à donner et à recevoir, à emprunter des carrefours questionnant la rigidité des systèmes de croyances et de non-croyances, ainsi que l’unicité de la vision de l’histoire imposées par les pouvoirs politiques et religieux.

Enfin, je ne cherche pas à reproduire des dogmes et des rites 'chrétiens' et ‘islamiques’ à travers les lignes et les couleurs, loin de là, mais d’évoquer les liens qui se tissent au fur et à mesure, en un réseau de convergences et de divergences,de connexions et de déconnexions. J’ai appris à prendre en compte les nuances, la complexité, d’éviter les généralisations autant que possible, d’être attentive à la parole et au silence des autres. Je ne peux affirmer que je maîtrise un quelconque art spirituel hospitalier, mais je peux dire que je m’y initie et que je passerai probablement ma vie dans une phase initiatrice, à la recherche de mystères insondables…

Dr. Pamela Chrabieh Badine


Peinture à l'huile par Pamela Chrabieh Badine (2001)
'Couple "orant" II'
(Collection privée, Montréal, Canada)


Pour plus de détails concernant mon style artistique, consulter mon texte: 'La rencontre comme voie de création ou l'écriture artistique spirituelle renouvelée' .